Nos concours de nouvelles 

La récompense : se faire publier : dans un de nos recueils, ou dans notre magazine « Nouvelles et récits »

Faites-vous connaître d’un public curieux de découvertes et de création. Les Editions du Désir sont particulièrement motivées, et organisées, pour développer les concours de nouvelles, et la publication des meilleurs textes, au travers de thèmes originaux qui stimulent l’imagination et la belle écriture.

Nous organisons aussi des ateliers d’écriture 

Anciens challenges

Le tournoi de nouvelles « Écriture d’Azur »
Il s’est déroulé sur toute l’année 2014, avec « Les partageurs d’émotion », et un jury présidé par Christian Vanlierde. Tous les trimestres, trois nouvelles ont été sélectionnées, et publiées par le magazine. Les Éditions du Désir ont pris le relais en publiant non seulement les textes primés, mais aussi ceux qui ne l’étaient point mais méritaient d’être connus. Un concours sans numerus clausus, et au-delà des logiques de concurrence qui minent nos sociétés et tuent l’originalité authentique ! Un recueil de textes palpitants, NOUVELLES ÉMOTIONS, que vous trouvez ici.

Nouvelles du Père Lachaise
Ce n’est pas une fake news ! Au cimetière du Père Lachaise, les morts célèbres parlent entre eux et parfois, avec des vivants téméraires. Les auteurs de ces révélations en ont bien l’expérience… Autant d’approches du mystère, de la poésie, de la culture et de l’aventure post-mortem, que nous livre un recueil hors normes.
Un nouveau recueil est en préparation

Les futurs concours, et notre philosophie de l’Internet
Nous annoncerons sur le site les thèmes des concours à venir. Vous pouvez aussi nous proposer des thèmes, en remplissant le petit formulaire ci-dessous. Le numérique est là, pour le meilleur et pour le pire… Travaillons le meilleur, la création, la diffusion hors des circuits marketing de masse, soyons des artisans dont le succès est la belle ouvrage, le plaisir du partage, l’authenticité créatrice. Réveillons, chez le plus de personnes possibles, le désir de créer, d’exprimer, le plaisir des mots, l’émotion de l’intrigue. Aux libraires, nous voulons dire associez-vous à ces petites maisons d’édition et aux auteurs indépendants. Faites connaître leurs œuvres, diffusez-les, soutenons réciproquement nos efforts d’artisans du verbe ! Joignez-nous ici Panier à suggestions

Qu’est-ce qu’une nouvelle ?
L’éditeur s’étonne… De l’écriture, de la belle écriture, plus souvent que l’on imagine : c’est le quotidien de ce qu’il reçoit. Mais, mauvaise nouvelle, lors d’un concours de nouvelles, cette écriture n’a pas pris la forme d’une nouvelle !

Que faut-il, pour que votre texte soit effectivement une nouvelle ?

Un texte court
Cela, c’est acquis, grâce au concours, qui indique un nombre maximum de pages. Mais si cela reste formel, c’est raté. Le court doit être dans le patrimoine génétique de votre texte. Court = Intense… acéré, carabiné, complet, cru, dense, excessif, extraordinaire, extrême, fervent, fiévreux, forcené, fort, frénétique, glacial, grand, gros, haut, immodéré, infernal, insondable, insupportable, profond, puissant, sévère, solide, terrible, véhément, vif, violent… je vous confie ces analogies pour qu’elles vous inspirent.

Les actions mènent le texte et font avancer l’histoire
Vous ne racontez pas tout. Vous ne décrivez que ce qui accroît, intensifie, augmente, une ambiance particulière. Ce qui est raconté permet au récit de passer une phase. La phrase, c’est la phase… Et la chute, c’est la réussite. Chut ! Le suspense, c’est mettre en suspend, en souffrance, mais délicieuse, le lecteur. Et la contre-chute peut venir lui faire le clin d’œil final. Je t’ai bien embarqué, hein ?

Les personnages permettent de se projeter, s’identifier, s’interroger
Mais on n’approfondit pas leur caractère, on le devine, on le prend en pleine figure, on l’adore ou on le haït, il est là pour qu’on éprouve des sensations et des émotions. Et lui aussi pour faire avancer l’histoire, pour précipiter les choses.

Le déroulé de l’histoire
C’est très bien de l’avoir en tête, mais c’est mieux d’écrire le scénario rapide auquel vous pensez, les moments clés, les éléments essentiels, les tensions stratégiques.

Je pourrais faire comme tout le monde, citer les étapes canoniques venues de l’ami Propp. Et je le fais : 5 grandes étapes

La situation initiale ou incipit, qui ne doit pas être insipide, mais il faut bien démarrer, non, et faire entrer le lecteur dans l’histoire; poser des éléments pour que l’autre, le voyeur, le lecteur, puisse comprendre, tu comprends ?
L’élément déclencheur, perturbateur, le bouleversement, l’altération, le branle-bas, la brisure, le cataclysme, le chambard, le choc, la convulsion, le dérèglement, l’émoi, l’incendie, le ravage, le saccage, le saisissement, la secousse, le séisme, le soubresaut… Le bel équilibre initial est rompu. le lecteur est dans l’histoire
Les péripéties, le nœud, tout ce qui arrive à la suite de la brisure. Et place aux héros de l’histoire. Que vont-ils faire, comment vont-ils s’y prendre, qu’est-ce qu’ils vont ressentir ?
L’élément de résolution, le dénouement, quand les noeuds se défont
La situation finale, où chacun a évolué
Tout cela peut vous servir, surtout lorsque vous restez dans un schéma purement descriptif, sans incarnation, où on attend les péripéties jusqu’à la fin, et où rien n’est résolu puisqu’il n’y a rien à résoudre.
Mais, patatras… J’ai créé une situation initiale, le schéma utile en 5 parties, et voici que l’élément perturbateur pointe le bout de son nez. Et je le renforce : à part au collège, on ne croit plus au schéma structuraliste de l’ami Propp. Voyez des analyses avec exemples, Les impasses du schéma narratif ; ou le commentaire du fameux commentateur Marc Laroche ici : « Il y a un élément que vous ne prenez aucunement en compte, et qui est pourtant bien plus déterminant que vos recettes, c’est l’écriture même de la nouvelle, le « tissu » des mots, l’invention d’une syntaxe, d’un lexique personnels, et même la façon d’hésiter, voire de s’égarer, dans le récit que l’on mène (voyez Giono, Conrad…)« .

Et voilà : pas de dénouement, une chute brutale.

 

Le récit, c’est le cœur palpitant de l’écriture, et pour une maison d’édition, la recherche secrète d’une force et d’une beauté que la découverte de nouveaux textes et de nouveaux auteurs pourraient apporter. Notre jeune Maison publiera des romans. Mais pour le moment notre progression, et le bonheur des rencontres, nous appelle à nous consacrer aux nouvelles.

Les nouvelles, ce sont des récits courts, intenses, ramassés sur leur énergie. L’occasion de pénétrer furtivement des univers singuliers, puis paradoxalement de s’y laisser happer. Et lorsque le récit se termine, souvent l’auteur vous remercie par un pas de côté, une étrange rupture de la trame narrative, qui vous révèle que le cheminement de votre pensée peut vous tromper, que le sens n’est peut-être pas là où il semblait vous conduire.. ou encore, que c’est pire que ce que vous pressentiez.